On se connaît ?

Campements

web page counter
visiteurs depuis le 04/09/2006

Département d'Anthropologie
Contact

Secrétariat
Michèle Fédou
Bât D - porte 127
2, rue de la Liberté
93526 Saint-Denis cedex 02
M° Saint-Denis-Université

Tél.: 01 49 40 72 70
michele.fedou@univ-paris8.fr
                           

Bât. D porte 127

Les horaires d'ouverture

La salle des profs : D 128

Le Lab'O : nos étudiants-chercheurs


lelabop8@yahoo.fr

Les survivants de L3

Images aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Texte Libre

Tous les éléments utiles sur le département d'Anthropologie de l'Université Paris 8 "Vincennes à Saint-Denis" : dernières informations, descriptifs de cours, emploi du temps, débats, orientations scientifiques et pédagogiques.

Il est recommandé de s'inscrire à la "Newsletter" (circulaire), pour être régulièrement tenu(e) au courant. (N'hésitez pas à écrire des commentaires, aidez-nous en signalant les  incohérences, les liens défectueux, etc.) On lira ce blog dans les meilleures conditions avec tout navigateur autre que Internet Explorer : par ex. Firefox.

Au tableau en ce moment :
Ce blog résiste à toute mise à jour ! Les maquettes d'enseignements pour 2009 ont été fusillées par les gens bien du CA. Stop. Seule la L3 survit. Stop. Et c'est un mouroir. Stop.
Accueil au secrétariat

Emploi du temps et permanence des enseignants
2nd semestre 2007/2008




Clip des premières impressions après la nième réforme


Clip radiophonique de la rentrée

Aide & conseils pour l'inscription, les équivalences

Nouvelles de la mobilisation à Paris 8

L3 - Table des enseignements de Licence d'anthropologie
Un changement d'avis, quand la raison en presse, N'est pas une action contraire à la sagesse, ROTROU, Antig. IV, 6.
L1, L2, L3 (demie-mineure externe)

Le tutorat

Textes d'automne 2007

J'en vois un(e) qui aurait bien une petite question, fatigue du bloguiste, fatigue 2.

Etudiant(e)s étranger(e)s
Soyez modérés : ne soyez pas maliens, noirs, pauvres et anthropologues

Mort de Jean Séguy, sociologue des religions

Quelques photos du mouvement

La Loi
Il y a actuellement  2  anthropo-b-logue(s)


Lundi 14 avril 2008
[Pendant que les lycéens cavalent dans les rues, que le printemps cherche à s'imposer, les choses vont leur cours dans l'enseignement supérieur : on s'achemine avec conformisme et petitesse vers la LRU. Grâce à la gauche, Paris 8 s'y achemine aussi, mais avec une réserve mentale : on y va, mais on n'est pas d'accord, na. Il n'y a donc strictement rien d'intéressant à dire, puisqu'il n'y a strictement rien d'intéressant qui se passe à Paris 8. Les manoeuvres électorales vont leur train, nos mails sont gonflés de profession de foi, et, comme le dit Nietszche "le désert croît". Pour vous éviter de somnoler, voici les mémoires d'un jeune combattant anti-LRU, déjà plusieurs fois auteur dans nos pages :]

Le texte qui suit est un regard partial et partiel sur la mobilisation contre la LRU, une critique subjective, donc contestable. J'espère qu'il suscitera des critiques afin d'ouvrir une discussion plutôt qu'une approbation molle pour ne pas discuter des points qui fâchent. Il ne peut y avoir de politique sans rencontre de différents points de vue. Le consensus d'office en politique est suspect ; au mieux il est hypocrisie, au pire il peut tourner au totalitarisme.
J'aimerais toutefois que ce texte soit lu comme une auto-critique collective et non pris comme une attaque. Je souhaite comprendre les contradictions du milieu universitaire et non reprocher quoi que ce soit à quiconque. Je tiens à dire que je ne m'exclus pas de ce que je critique ici, au contraire même, ayant participé assez activement à la mobilisation. Si je prends parfois quelques exemples qui ne me concernent pas directement (je ne faisais pas partie des étudiants qui scandaient « Paris 8 est l'avant garde », cf infra), ceux choisis ne sont qu'une cristallisation ou une caricature de ce qui se passait et à quoi j'ai participé.

Lire la suite en PDF

par DEMS/MF
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Mardi 18 mars 2008
Le Conseil d'Administration de l'Université Paris 8 du vendredi 14 mars 2008 a trouvé bon, expédient, naturel, humain, de voter contre la maquette de Licence 1, 2 et 3 de Sciences de l'Education - Anthropologie, proposée pour le nouveau plan quadriennal, c'est-à-dire pour la nouvelle période bouleversante LRU-LMD2 - vous savez, l'époque des voyages à Louxor et des humanistes à Ray-Ban. A 9 voix contre 3, selon la maxime, que du reste votre serviteur approuve, qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu un livre pour en parler (et même voter).

Après enquête, il semble que notre projet avec Sciences de l'Education (surtout centré, ô mystère, sur le département de Géographie) n'était "pas clair", même voté à l'unanimité par le CEVU. Le CA (tout de même pré-Lru) fait sans doute partie des lumières de notre temps, ayant une majorité d'intellectuels "clairs", grosso-modo ceux qui ont une "conscience", même longtemps après la découverte de l'inconscient (par un homme pas très clair, il est vrai). D'ailleurs nous sommes fumeuses, ou fumeurs. Et devant cette assemblée de pétroleuses, il nous a été bien dit : "je ferai en sorte de mettre fin à ce département". Nous puons, c'est vrai.

Votre serviteur, ayant entrevu depuis un certain temps, au milieu du mouvement anti-LRU (baptisé ici "Fleurs d'automne"), que le département d'anthropologie tirait à sa fin, se réjouit d'avoir rencontré dans le mouvement un(e) parti(e) déjà constitué(e), plutôt centré(e) en philosophie, qu'il voudrait appeler "Brigade Simone Weil". Pourquoi ?

Parce que l'un(e) des membres du CC de ce(tt)e parti(e), sortant d'un cours d'anthropologie intitulé "Lire le Capital", trouvé plus qu'intéressant, dispensé justement par le fondateur du département (Pierre-Philippe Rey) - mais pourquoi lire le Capital, alors qu'il faudrait chercher la misère au loin, et surtout pas "chez nous" ? - nous donne la raison du pourquoi, avec, en supplément d'âme, le comment. C'est une lecture chrétienne sans doute, mais, comme le dit Pascal, "les enfants de Port-Royal sont désinvoltes" :

" [...] vous me paraissez bien optimiste quand vous parlez d'écrire pour le public. Nous ne sommes plus au XVIIe ni au XVIIIe siècle. Il n'y a plus de public éclairé, il n'y a - à part un petit nombre d'hommes exceptionnels - que des spécialistes à culture étroitement limitée, et des gens sans culture. Il est facile, en s'y prenant bien, de passionner le public pour une thèse, mais à condition de faire appel à tout autre chose qu'à la réflexion. La terrible formule de Stendhal : "Tout bon raisonnement offense" [Le Rouge et Noir] n'a jamais été plus largement applicable que de nos jours. Dans les conditions de vie accablantes qui pèsent sur tous, les gens ne demandent pas la lucidité, ils demandent un opium quelconque, et cela, plus ou moins, dans tous les milieux sociaux. Si on ne veut pas renoncer à penser, on n'a qu'à accepter la solitude. Pour moi, je n'ai d'autre espérance que de rencontrer çà et là, de temps à autre, un être humain, seul comme moi-même, qui de son côté s'obstine à réfléchir, à qui je puisse apporter et auprès de qui je puisse trouver un peu de compréhension. Jusqu'à nouvel ordre de pareilles rencontres restent possibles - la preuve est que nous écrivons - et c'est un bonheur extraordinaire, dont il faut être reconnaissant au destin. Qui sait si un de ces jours un régime "totalitaire" ne viendra pas pour un temps supprimer presque entièrement la possibilité matérielle de pareilles rencontres ?
Bien sympathiquement.
S. WEIL"
[Source : La condition ouvrière, mardi 14 avril 1936]
par DEMS/MF
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Vendredi 14 mars 2008
Grâce à Maman Michèle (vous savez, la fille qui sait poser le curseur entre n'importe quoi et quelque chose) les anthropologues ont un cursus de L3, consultable.
Remarquez que le privilège de savoir que vous êtes entre n'importe quoi et quelque chose ne vous dispense pas de cet autre privilège de prendre quelques risques. Supposez que vous teniez à tel cours plutôt qu'à un autre dans la maquette (et que vous l'annonciez d'avance en le justifiant au président du jury), les anthropologues du jury sont prêts à la palabre.
Une vie sans le risque de vivre serait un peu plate, non ?

par DEMS/MF
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Samedi 1 mars 2008
Avec les tout premiers signes du printemps, les rentrées décalées des départements, l'agenda boulerversé par deux mois de grève, une semaine banalisée du 3 au 9 mars 2008, toutes les conditions sont réunies pour que les anthropologues ne reviennent à leur sujet que lentement.

On voudrait cependant que fût aussi sûrement. On consultera dont le nouvel emploi du temps, sous une forme plus précise qu'un tableau Word mal calibré pour le présent blog, et qui donnera aussi des possibilités synoptiques (jour, semaine, mois, planning). Sont aussi annoncées les permanences d'enseignants, bientôt les horaires d'accueil au secrétariat, et événements non réguliers.
par DEMS/MF publié dans : Semestre printemps 2008
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Samedi 23 février 2008
Normalement, tout le monde aurait du recevoir la lettre ci-après de Maman Michèle. Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas reçue, qui l'aurait oubliée, qui l'aurait méconnue, nous la reproduisons ci-après :


Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir trouver, ci-joint, l’emploi du temps du second semestre 2007-2008.

La rentrée de ce second semestre aura lieu le

lundi 25 février 2008
et commencera par

une réunion d’information obligatoire à 10h00 en salle D08.

Trois nouveaux cours viennent compléter les propositions de cours déjà existantes :

  • Mme Ourdia DESFOSSÉS : « Patrimoines, identités, médiation culturelle »
  • M. Hasan ELMAS : « L’Europe : politique, société, institutions »

·        M. Nicolas MONTEILLET : « les conceptions sanitaires des migrants en France »

dont la présentation sera faite à la réunion. Par contre, le cours d’archéologie n’aura pas lieu cette année.

Les inscriptions (pédagogiques) aux cours se feront par Internet entre le 1er et le 31 mars minuit. Ces inscriptions sont impératives.

Quelques dates à retenir :
  • Les enseignants doivent saisir les notes du 1er semestre pour le mardi 12 février au soir. Vous pouvez donc les consulter sur le site de l’université « espace scolarité étudiant » à partir de cette date ;
  • Les étudiants ayant terminé leur L3 et souhaitant obtenir le diplôme doivent retirer un dossier au secrétariat et le déposer pour le jeudi 14 février dernier délai. Tout dossier incomplet sera rejeté ;
  • Le jury aura lieu le jeudi 21 février. Les résultats seront affichés dans le couloir du secrétariat ;
  • Les Conseils de l’Université ont décidé de banaliser la semaine du lundi 3 au samedi 8 mars : selon décision de chaque enseignant, les cours pourront ne pas avoir lieu; vous voudrez bien vous en informer auprès de chacun d’eux ;
  • L’université sera fermée le lundi 24 mars pour cause de jour férié: Pâques ;
  • L’université sera fermée pour les congés de Pâques du lundi 21 avril au lundi 5 mai au matin ;
  • Les cours seront assurés le vendredi 9 mai (pont du 8 mai) ;
  • Fin du semestre le samedi 14 juin. Les étudiants ayant terminé leur L3 et souhaitant obtenir le diplôme devront retirer un dossier à compléter au secrétariat. Les dates seront précisées ultérieurement.
  • La 2ème session 2007-2008 aura lieu début septembre (dates à déterminer). Cette 2ème session regroupe les examens correspondants aux cours du 1er et second semestre. Et comme à chaque fin de semestre, il y aura réunion d’un jury pour la délivrance des diplômes, donc dossier à retirer au secrétariat afin de le compléter.
  • La rentrée universitaire 2008-2009 devrait avoir lieu le lundi 22 septembre 2008.

D’autre part, vous trouverez également joint, un document concernant l’UFR Zéro, projet qui a vu le jour pendant les grèves contre la loi LRU.

Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, mes sincères salutations.

Michèle FÉDOU

Secrétaire du département

par DEMS/MF publié dans : Semestre printemps 2008
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 19 février 2008
Ces jeunes gens me fatiguent mais je veux bien me fatiguer avec eux :


*... UFR Ø ...*
Programme du second semestre 2008

(à partir du lundi 18 février 2008)

                  Lundi                  S'entendre, entendre           (18h)
                  Mardi                 L'errance                                      (18h)
                  Mercredi            L'enfer                                           (15h)
                  Vendredi            Contre-stage                                (15h)

RDV sur la passerelle (en haut des escalators) pour chaque début de séance

Projets en cours de préparation pour les prochaines semaines :

- L'exil
- Se déplacer, le transport

- Médias, publicité, propagande, et désinformation (réalisation de médias alternatifs)

- Monde réel, monde virtuel (utilisation du logiciel libre)
- S'habiller, se vêtir
- L'université critique
- Métissages musicaux
- ...

Ce programme a été élaboré par des personnes qui ont proposé ces projets.

Les projets de l'UFR Ø naissent des propositions de toutes celles et ceux qui veulent les vivre.

Les projets de l'UFR Ø sont transdisciplinaires et n'appartiennent donc à aucune discipline.

Ils sont ouverts à toutes les disciplines et à tous les indisciplinés.

Chaque projet doit être développé collectivement, par les personnes qui y participent.

L'expérimentation et la réflexivité permanentes sont fondamentales.

Si vous voulez vivre des projets à l'UFR Zérø,

 
Proposez-en

(définir un thème transversal associé à une démarche de travail)

et/ou
Choisissez-en

(dans la liste réactualisée de toutes les propositions de projets)

et

Réalisez-les avec les autres.

 
 
ufr.zero@hotmail.fr
« S'entendre, entendre »

Lundi 18h

            L’UFR 0, émanation en devenir des luttes récentes, est l’expression du souhait de se saisir, de reprendre la main sur des savoirs qui nous sont d’autant plus étrangers qu’ils sont imposés comme simples apports adéquats à une réalité sociale par ailleurs ininterrogeable. A ce titre, ce projet nous concerne tous, quel que soit notre statut dans et hors de cette fac et c’est à chacun de venir l’alimenter.

            L’UFR 0 se propose d’établir collégialement une série de rencontres/séances de travail collectives autour de thèmes et sujets qui seront définis et portés par les participants. Le principe est qu’un ou plusieurs protagonistes souhaitant partager un point de vue, développent un sujet de façon à ce que la collectivité puisse s’en saisir, afin d’en reproblématiser la forme et établir une prononciation qu’elle publicitera ensuite comme rapport de travail émanant de l’UFR 0.

Une séance/assemblée se comprend donc en plusieurs étapes permettant d’accéder a une élaboration collective finale dans le meilleur des cas, à une réappropriation et reformulation collective d’un domaine de savoir à minima.

Ainsi le « porteur » d’une initiative (un sujet) assurera une présentation (inévitablement partiale et partielle) , puis il sera questionné, contredit, mis des apports sur ce qu’il aura avancé avant que l’assemblée se saisisse librement, quitte à le redéfinir, et traite comme bon lui semble l’objet découvert. Ce dernier temps constituant l’achèvement et la finalité véritable de ces rencontres, les temps précédents (présentation) permettent juste d’échapper à l’évanescence en lançant le sujet. Il ne s’agira donc pas d’un exposé classique mais d’une proposition de traitement qui inaugure et appelle les prises de position de chacun dans le sens de l’élaboration d’un travail collectif final.

Le premier thème retenu est « S’ENTENDRE » tant il paraît évident que la question de toute construction collective contient cette mise en rapport à soi et aux autres ; pariant ainsi que cette première rencontre permette concrètement de pousser plus avant cette démarche appropriative sur le savoir et la réflexion qu’est l’UFR 0 et tant il est vrai que nous avons tout à la fois besoin de nous découvrir et de trouver de nouveaux outils.

L’exposé se propose de partir de différents niveaux et sens où peut se comprendre le verbe s’entendre afin d’établir dans un premier temps les différentes scènes d’enjeux de cette notion. Et c’est par le biais d’approches sociologiques, anthropologiques, psychanalytiques ainsi que par des références aux sciences du vivant que sera tenté de discerner l’articulation des différents niveaux d’enjeux afin de permettre d’établir les visées rattachées à cette notion ainsi que ce à quoi elle s’oppose.

Seront notamment abordés dans ce tissage les questions de : l’intérieur dedans/l’extérieur dehors ; la question de la subjectivité et de la société ; du phénomène de clôture psychique et sociale/la perlaboration de la sublimation ainsi que la question de l’organisation face à la visée de vérité.

Conjointement à cette présentation il sera proposé un exercice issu de la pratique théâtrale dont il est attendu qu’il permette d’expérimenter une autre façon d’être présent (où tout ce que fait l’un augmente la présence de l’autre). Exercice pour créer collectivement un espace sonore et rythmique qui naît de l'écoute et de la réponse.

En résumé nous proposons le déroulement suivant :

3        présentation de l’exposé

4        exercice théâtral

5        questions, précisions, contradictions

6        l’assemblée se saisit librement de la parole suivant ce qui lui a été

7        inspiré par les temps précédents et construit par la participation de tous un objet de connaissance.

--------------------
« L'errance »
Mardi 18h

Ce thème est né de l'expérience et de la recherche quotidienne, qu'elles soient personnelles ou collectives. L'errance comme indétermination de l'être pensant et agissant. Le parcours, le cheminement, le projet / l'absence de projet, la destinée, la damnation, l’enfer, la marginalité ; l'errance de l'artiste, du penseur, des corps, la trajectoire. Toutes les disciplines ont à priori un mot à dire ou à penser à propos de l'errance.

Un appel à participation de la revue littéraire Equinoxe peut tout à fait servir à introduire le thème qui nous intéresse (information publiée le lundi 24 septembre 2007 par Bérenger Boulay, source : Revue Equinoxes) :

Errance. Errer. Quelles images ces termes évoquent-ils? Des chevaliers médiévaux en quête d'aventures, des tribus errantes, des nomades, des vagabonds en mouvement constant ? Ou peut-être évoquent-ils des flâneurs déambulant sans but parmi des rues familières ? Notre imaginaire les associe-t-il toujours à l'idée de ‘corps en mouvement' ?

À l'origine, le verbe errer signifie tout simplement aller, à l'image du chevalier errant. Cette connotation du verbe est toujours valable de nos jours. Pendant la Renaissance, il est associé à l'errata, c'est à dire à la liste des fautes survenues dans l'impression d'un ouvrage. Même si la double connotation de ce verbe n'est développée qu'au fil des siècles, on peut se demander si c'est justement à cette époque que le verbe errer prend une connotation éthique, celle de « se tromper », « avoir une fausse opinion », ou même « s'écarter, s'éloigner de la vérité ». Ce serait ce dernier sens qui imprègnerait la dialectique entre passion et raison qui sous tend le XVIIIe siècle, dans laquelle la passion est considérée comme étant un égarement de la raison.

Ceci nous amène aussi à considérer le rôle des conventions sociales, de la vérité et de l'éthique dans les manifestations de l'errance à travers divers contextes historiques. Quel est le lien entre le flâneur, cet errant urbain, et la modernité? L'errance en est-elle un symptôme ou un effet? Au XXe siècle, un type différent d'errance voit le jour en littérature: l'errance au coeur même du style d'écriture, qu'on pense aux longues phrases proustiennes ou à l'écriture automatique des surréalistes, par exemple.

Le monde actuel est aussi riche de thématiques reliées à l'errance: dans une époque “post-structuraliste”, “post-moderne”, “post-coloniale”, comment se conceptualise l'errance, que ce soit en littérature ou dans d'autres domaines artistiques? Comment, par exemple, la décolonisation a-t-elle influencé certaines visions et pratiques de l'errance?

Cet appel émane d’une revue et d’un spécialiste en littérature, pourtant, il enjoint une contribution au-delà de la stricte « littérature littéraire ».

Je voudrais mettre l’accent sur un aspect plus contemporain et vécu de l’errance, il ne s’agit pas d’animer un groupe de discussion ou de thérapie. Il s’agit de poser les bases de réflexions certes à partir d’expériences personnelles de l’errance. L’UFR Ø peut aussi être considérée comme une errance, une fuite… Notre démarche est donc une conséquence ayant des causes. De quels points de vue y a t il errance, qu’est ce que l’errance, une recherche sur l’errance est-elle nécessaire, pourquoi, ce thème est-il viable, à quels autres thèmes peut on l’articuler ?

D’autre part il faudra rassembler des éléments bibliographiques afin de se faire une idée du traitement du thème dans les diverses disciplines.

--------------------
« L'enfer »
Mercredi 15h

Ce n’est pas sans raisons qu’au dernier cercle de l’enfer, selon Dante, le diable est pris dans les glaces. Car l’enfer est le nom de ce lieu bien réel où la vie devient si dense qu’elle se cristallise, et qu’elle devient sans fin une vie orientée vers la mort :

 Si je ne mourus pas, j'étais resté sans vie ;

avec un peu d'esprit, considère toi-même

comment j'étais alors, sans vivre et sans mourir.

(Chant XXXIV).

 A l’opposé, pour tous ceux qui ne croient en aucun paradis, une existence orientée vers la vie n’est pas une éternelle béatitude, mais une succession d’intensités. Au malheur (la densité du monde) on ne peut donc résister que par une ascèse qui permet de cultiver ces intensités. En prenant garde, cependant, à ne rien vouloir conserver de tous les bonheurs garantis par les tyrans (sécurité, travail, marchandises, syndicats, famille, parti, gadgets et portables) : car ils sont les premières voies vers la densité du monde, le trou noir de la vie, le culte de l’indéfini mourir.

 En documentation du propos :

 Guy Debord, IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI, 1978.

--------------------
« Contre-stage »
Vendredi 15h

Organiser et expérimenter collectivement un projet de décapitalisation d'entreprise, sous la forme d'un « contre-stage ».

Ceci est une proposition de contre-attaque en réponse à la capitalisation universitaire, à l'asservissement total de l'université à l'organisation du capital que nous proposent les réformes libérales comme la loi LRU, qui décrète une professionnalisation capitaliste. L'université ne doit pas chercher à s'enfermer dans ses murs fragiles, en attendant que le capital l'assimile complètement, mais elle doit au contraire sortir d'elle-même et attaquer le capital directement sur son terrain, au coeur de la production, du marché, et du travail.

Ce projet, pouvant s'étaler sur tout un semestre, consisterait à regrouper plusieurs personnes de parcours différents pour mettre en place une étude pluridisciplinaire portant sur le fonctionnement d'une entreprise donnée, publique ou privée. Cette étude, menée conjointement par les étudiants et les employés de l'entreprise, servirait d'une part à poser un moment de problématisation des activités de l'entreprise en question, et d'autre part à y expérimenter des alternatives, donnant forme à un acte de décapitalisation.

Le module pourrait prendre la double forme de réunions-débats et d'enquêtes de terrain, dans le but de faire jouer la complémentarité entre l'action et la réflexion.

par DEMS/MF publié dans : UFR 0
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander
Lundi 18 février 2008
Fragile, mais peut-être puissant, l' UFR 0 commence aujourd'hui même. Savoir où son programme est édité, où accessible, est déjà une aventure.

Nous y participons avec nos moyens, et le voilà déjà une rubrique sur ce blog, qui succède à cette autre passionnante rubrique que fut "Les fleurs d'automne" ... De plus, et dans la même veine que les deux cours alternatifs que votre serviteur avait donnés en décembre, nous avons répondu à une commande, dont voici le descriptif (pour le mercredi 20 février, 15h salle à déterminer) :
______________________________________________________________________


Ce n’est pas sans raisons qu’au dernier cercle de l’enfer, selon Dante, le diable est pris dans les glaces. Car l’enfer est le nom de ce lieu bien réel où la vie devient si dense qu’elle se cristallise, et qu’elle devient sans fin une vie orientée vers la mort :
 Si je ne mourus pas, j'étais resté sans vie ;
avec un peu d'esprit, considère toi-même
comment j'étais alors, sans vivre et sans mourir.

(Chant XXXIV).

 A l’opposé, pour tous ceux qui ne croient en aucun paradis, une existence orientée vers la vie n’est pas une éternelle béatitude, mais une succession d’intensités. Au malheur (la densité du monde) on ne peut donc résister que par une ascèse qui permet de cultiver ces intensités. En prenant garde, cependant, à ne rien vouloir conserver de tous les bonheurs garantis par les tyrans (sécurité, travail, marchandises, syndicats, famille, parti, gadgets et portables) : car ils sont les premières voies vers la densité du monde, le trou noir de la vie, le culte de l’indéfini mourir.

 En documentation du propos :

 Guy Debord, IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI, 1978.
par DEMS/MF publié dans : UFR 0
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Calendrier

Septembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          
<< < > >>

Diaspora

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus