Sciences Po, cachot, Italie : Oreste reclus.

Publié le par DEMS

Notre collègue Paolo Persichetti, jadis étudiant puis enseignant au département de Sciences Po de Paris 8, puis extradé en août 2002 et détenu à la prison de Viterbe pour une condamnation à 19 ans de prison (sur les déclarations d'un repenti) devrait pouvoir bénéficier d'une semi-liberté si l'on pourvoit à ce que la loi prévue pour cela soit appliquée à son cas.

Seulement voilà nous sommes dans l'Europe des repentis, et du "cas par cas". Les communards, eux avaient bénéficié plus tôt que cela d'une amnistie générale.

Oreste Scalzone, ami de Persichetti, ancien porte-parole de Potere Operario, réfugié "de fait" en France, anémique notoire dans le consensus gras de l'Europe policière, et bien connu à Paris 8 (nous avons l'abrégé de sa conférence intitulée "Terni" au cours de notre séminaire "Anthropologie et philosophie") vient de s'autoembastiller au 35, rue Chapon.

Nous ne craignons pas, pour nous en faire écho, de traverser un devoir de réserve foulé aux pieds par la foule des repentis de Paris 8 : notre solidarité collégiale va à Paolo Persichetti. Nous espérons qu'il soutiendra sa thèse in absentia au moins.

Il est si rare que des hommes ressemblent à leurs idées, dans une époque où tous les autres ressemblent à leur temps.


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Source : communiqué de l'Agence de Presse ANSA

TERRORISMO:INIZIATIVA SCALZONE, SOLIDARIETA' CON PERSICHETTI EX LEADER
POTERE OPERAIO SI AUTORECLUDE IN SPAZIO CELLULARE (ANSA) - PARIGI, 6
NOV - L' ex leader di Potere Operaio, Oreste Scalzone, da anni
rifugiato a Parigi, ha deciso di ''autorecludersi in uno spazio
cellulare, in segno di solidarieta''' con Paolo Persichetti, detenuto
nel carcere di Viterbo - dopo essere stato estradato nel 2002 dalla
Francia - per scontare una condanna a 19 anni per partecipazione a
banda armata e concorso morale nell' omicidio del generale Licio
Giorgieri.

L' ex leader di Potop si piazzera' in un locale di 14 metri quadrati,
non interrompendo i suoi ''collegamenti pubblici'' - telefono, internet
- ai quali ''probabilmente si aggiungera' una webcam, che permettera'
anche un controllo, un monitoraggio continuo''.

Scalzone ha deciso la sua iniziativa ''per empatia, nel tentativo di
far sentire un amico meno solo, per resistere, per protestare, per
denunciare, per sfidare''.

''Obiettivo immediato della mia azione - ha spiegato Scalzone - e'
quello dell' applicazione delle misure previste dalla legge Gozzini per
Paolo: mercoledi' prossimo infatti verra' esaminato l' ennesimo ricorso
della richiesta di semiliberta'''.

 Scalzone ha invitato giornalisti ed amici ad andarlo a trovare, a
partire da domani pomeriggio, nel suo spazio di ''autoreclusione'', al
pianoterra di 35 rue Chapon, nel 3/o arrondissement di Parigi. (ANSA).

Publié dans L'Italie à Paris 8

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