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La Loi
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UFR 0

Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /2008 05:14
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La pression LRU, la fin du premier mouvement contre icelle, et autres phénomènes météorologiques compliqués dans le ciel des bons sentiments académiques, donnent lieu à d'étranges épisodes dans la vie de l'Université Paris 8. Votre serviteur trouve que la plus favorable et la plus fréquentable de ces "inquiétantes étrangetés" est la naissance de l'UFR 0, dit encore UFR ensemble vide (mais je ne trouve pas le bon caractère) par certains puristes. Voici son premier texte d'orientation, dernière mouture.

Source mail du 13/02/2008 22:04




*... UFRØ ...*

Un nouveau dispositif de pratiques universitaires se met en place à Paris 8 Saint-Denis à la rentrée du second semestre.

L'UFR Ø

est un projet collectif d'université

                                    expérimentale,
                                    transdisciplinaire,
                                    critique,

                                    et ouverte à tous (étudiants, enseignants, personnels, non universitaires...).

En effet, toutes les disciplines et tous les indisciplinés pourront s'y rencontrer pour construire ensemble un espace d'études critiques et d'interactions transversales.

Pourquoi l'UFR Zéro ?

Se battre, ce n’est pas contester, réclamer ou encore détruire.

Se battre, c’est vivre ce que nous voulons construire.

Parce que nous souhaitons changer l'université actuelle, sortir des habitudes, et nous réapproprier l'espace de nos études. Parce que nous continuons à combattre la logique de la loi LRU (celle de la capitalisation universitaire, de la privatisation du savoir), déjà présente dans le système universitaire actuel et dans notre quotidien : ceci en proposant et en expérimentant de nouvelles façons de vivre l'université. Parce que nous soutenons les différentes initiatives alternatives mises en place dans plusieurs départements à Paris 8, dans d'autres facs, et dans d'autres milieux.

Nous constatons aujourd'hui que l'université n'est pas destinée à tous, et que le savoir ne peut y être émancipateur, dès lors que les rapports de domination et les dispositifs d'exclusion qui y résident l'enempêchent. La distinction entre les différents champs disciplinaires est un fait, et une nécessité, mais la fragmentation actuelle de l'université tend à produire des spécialistes avec leurs visions du monde respectives qui ne se rencontrent jamais. Les étudiants sont incités à la stricte consommation de leurs études, dans une course aveugle à la validation, sans avoir le temps de vivre, ni de penser sur ce qu’ils font, ou encore de développer une pensée critique. L'université souffre même d'une incapacité à dépasser un semblant de critique, et à agir pour changer l'ordre social établi. Il y a par ailleurs une grande déshumanisation des rapports sociaux à la fac, si bien que l'on s'y croise sans même se regarder. Tout cela n'est-il pas contraire à l'ouverture d'esprit, et à l'universalité du principe d'université ?

Comment fonctionne l'UFR Zéro ?

L'UFR Ø n'appartient à personne.

Le fonctionnement de l'UFR Ø est ouvert à toutes et à tous.

Elle ne doit pas devenir un nouveau cadre normatif aliénant.

Les projets de l'UFR Ø n'appartiennent à aucune discipline.

Toutes celles et ceux qui y participent y deviennent étudiants.

Ce sont les principes d’expérimentation et de réflexivité permanentes qui animent l'UFR Ø.

L'élaboration du programme de l'UFR Ø est l'oeuvre de toutes celles et ceux qui veulent y étudier.

Nous proposons que différentes initiatives et approches y cohabitent et interagissent autour de démarches et de thèmes transversaux sous la forme de « projets ».

            Un projet est l'association

                        d'un thème transversal (ouvert à toutes les disciplines et à tous les indisciplinés)

                        et d'une démarche (une façon concrète d'organiser l'étude de cette thématique).

L’articulation « démarche-thématique » est au cœur du fonctionnement de l’UFR Ø :

- La proposition d’un thème transversal doit être faite dans une perspectivepluridisciplinaire,

autrement dit, il doit nécessairement être abordable par le plus grand nombre. Cette contrainte est importante car elle garantit la possibilité de l’échange et de l’enrichissement mutuel. La mise en pratique de la multiplicité des points de vue est une force.

- Le choix d'une démarche de travail paraît particulièrement intéressant car c’est aussi sur ce point que l’originalité et la mise à distance de l’académisme se manifestent par le fait. Cela permet de ne plus ignorer, dans l'expérience de nos études, les questions de réflexivité, de méthode, de critique, d'action sociale, et de subjectivité. Nous devrons donc faire l'effort de sortir de nos schémas d'études habituels, individuellement et collectivement, en expérimentant ensemble d'autres façons concrètes de nous organiser pour étudier chaque thématique. Par exemple, une démarche peut partir d'un exercice de style, d'un questionnement méthodologique, d'un atelier, d'un débat de réflexion, d'une enquête de terrain, d'une bibliographie, d'une activité productive, d'un spectacle, etc...

Chacun est invité :

- à proposer un ou plusieurs projets qui seront intégrés à la liste de l'UFR Ø

- à choisir des projets parmi ceux proposés par tous dans cette liste réactualisée

Ainsi, l'UFRØ pourra être un moyen de :
- connecter les différentes propositions de projets

- mettre en relation les personnes prêtes à travailler sur un même sujet ou sur des projets articulables

- et constituer les groupes de travail en fonction du projet d'études de chacun

Nous devrons effacer les frontières et hiérarchisations au sein du savoir,

Et entre « savoirs théoriques » et « savoirs pratiques ».

Il n’y aura pas a priori de limites imposées aux thèmes ni aux démarches.

Chacun est libre de proposer la manière dont il ou elle veut faire vivre un projet,

Mais il ou elle devra composer avec les autres.


L'UFR Ø propose ainsi de réaliser une organisation universitaire plus démocratique, où nous construisons nous-mêmes nos études, tant dans le fond que dans la forme, et aussi bien sur le plan individuel que collectif.

Pratiquer et expérimenter autrement l’université

Va de pair avec une remise en question de l’univers social, et de soi-même.

Il s’agit d’un acte politique.
Si vous n'êtes pas d'accord avec l'UFR Ø, changez-la.


Les modules de l'UFR Ø commencent à Paris 8 dès la rentrée du second semestre,

et nous nous battrons pour qu'ils soient validables,

mais il n'y a aujourd'hui aucune garantie quant à la reconnaissance de l'UFR Ø.

Y étudier, c'est prendre le risque de ses études et de ses convictions,

et c'est s'engager avec d'autres dans une université et une société en devenir.

Pour étudier / participer à l'UFR Ø, écrivez à

C'est dans l'expérimentation que nous allons donner forme à l'UFR Ø,

pour construire une université dont nul ne connaît la fin...

Par DEMS/MF - Publié dans : UFR 0
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /2008 09:17
Fragile, mais peut-être puissant, l' UFR 0 commence aujourd'hui même. Savoir où son programme est édité, où accessible, est déjà une aventure.

Nous y participons avec nos moyens, et le voilà déjà une rubrique sur ce blog, qui succède à cette autre passionnante rubrique que fut "Les fleurs d'automne" ... De plus, et dans la même veine que les deux cours alternatifs que votre serviteur avait donnés en décembre, nous avons répondu à une commande, dont voici le descriptif (pour le mercredi 20 février, 15h salle à déterminer) :
______________________________________________________________________


Ce n’est pas sans raisons qu’au dernier cercle de l’enfer, selon Dante, le diable est pris dans les glaces. Car l’enfer est le nom de ce lieu bien réel où la vie devient si dense qu’elle se cristallise, et qu’elle devient sans fin une vie orientée vers la mort :
 Si je ne mourus pas, j'étais resté sans vie ;
avec un peu d'esprit, considère toi-même
comment j'étais alors, sans vivre et sans mourir.

(Chant XXXIV).

 A l’opposé, pour tous ceux qui ne croient en aucun paradis, une existence orientée vers la vie n’est pas une éternelle béatitude, mais une succession d’intensités. Au malheur (la densité du monde) on ne peut donc résister que par une ascèse qui permet de cultiver ces intensités. En prenant garde, cependant, à ne rien vouloir conserver de tous les bonheurs garantis par les tyrans (sécurité, travail, marchandises, syndicats, famille, parti, gadgets et portables) : car ils sont les premières voies vers la densité du monde, le trou noir de la vie, le culte de l’indéfini mourir.

 En documentation du propos :

 Guy Debord, IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI, 1978.
Par DEMS/MF - Publié dans : UFR 0
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /2008 19:23
Ces jeunes gens me fatiguent mais je veux bien me fatiguer avec eux :


*... UFR Ø ...*
Programme du second semestre 2008

(à partir du lundi 18 février 2008)

                  Lundi                  S'entendre, entendre           (18h)
                  Mardi                 L'errance                                      (18h)
                  Mercredi            L'enfer                                           (15h)
                  Vendredi            Contre-stage                                (15h)

RDV sur la passerelle (en haut des escalators) pour chaque début de séance

Projets en cours de préparation pour les prochaines semaines :

- L'exil
- Se déplacer, le transport

- Médias, publicité, propagande, et désinformation (réalisation de médias alternatifs)

- Monde réel, monde virtuel (utilisation du logiciel libre)
- S'habiller, se vêtir
- L'université critique
- Métissages musicaux
- ...

Ce programme a été élaboré par des personnes qui ont proposé ces projets.

Les projets de l'UFR Ø naissent des propositions de toutes celles et ceux qui veulent les vivre.

Les projets de l'UFR Ø sont transdisciplinaires et n'appartiennent donc à aucune discipline.

Ils sont ouverts à toutes les disciplines et à tous les indisciplinés.

Chaque projet doit être développé collectivement, par les personnes qui y participent.

L'expérimentation et la réflexivité permanentes sont fondamentales.

Si vous voulez vivre des projets à l'UFR Zérø,

 
Proposez-en

(définir un thème transversal associé à une démarche de travail)

et/ou
Choisissez-en

(dans la liste réactualisée de toutes les propositions de projets)

et

Réalisez-les avec les autres.

 
 
ufr.zero@hotmail.fr
« S'entendre, entendre »

Lundi 18h

            L’UFR 0, émanation en devenir des luttes récentes, est l’expression du souhait de se saisir, de reprendre la main sur des savoirs qui nous sont d’autant plus étrangers qu’ils sont imposés comme simples apports adéquats à une réalité sociale par ailleurs ininterrogeable. A ce titre, ce projet nous concerne tous, quel que soit notre statut dans et hors de cette fac et c’est à chacun de venir l’alimenter.

            L’UFR 0 se propose d’établir collégialement une série de rencontres/séances de travail collectives autour de thèmes et sujets qui seront définis et portés par les participants. Le principe est qu’un ou plusieurs protagonistes souhaitant partager un point de vue, développent un sujet de façon à ce que la collectivité puisse s’en saisir, afin d’en reproblématiser la forme et établir une prononciation qu’elle publicitera ensuite comme rapport de travail émanant de l’UFR 0.

Une séance/assemblée se comprend donc en plusieurs étapes permettant d’accéder a une élaboration collective finale dans le meilleur des cas, à une réappropriation et reformulation collective d’un domaine de savoir à minima.

Ainsi le « porteur » d’une initiative (un sujet) assurera une présentation (inévitablement partiale et partielle) , puis il sera questionné, contredit, mis des apports sur ce qu’il aura avancé avant que l’assemblée se saisisse librement, quitte à le redéfinir, et traite comme bon lui semble l’objet découvert. Ce dernier temps constituant l’achèvement et la finalité véritable de ces rencontres, les temps précédents (présentation) permettent juste d’échapper à l’évanescence en lançant le sujet. Il ne s’agira donc pas d’un exposé classique mais d’une proposition de traitement qui inaugure et appelle les prises de position de chacun dans le sens de l’élaboration d’un travail collectif final.

Le premier thème retenu est « S’ENTENDRE » tant il paraît évident que la question de toute construction collective contient cette mise en rapport à soi et aux autres ; pariant ainsi que cette première rencontre permette concrètement de pousser plus avant cette démarche appropriative sur le savoir et la réflexion qu’est l’UFR 0 et tant il est vrai que nous avons tout à la fois besoin de nous découvrir et de trouver de nouveaux outils.

L’exposé se propose de partir de différents niveaux et sens où peut se comprendre le verbe s’entendre afin d’établir dans un premier temps les différentes scènes d’enjeux de cette notion. Et c’est par le biais d’approches sociologiques, anthropologiques, psychanalytiques ainsi que par des références aux sciences du vivant que sera tenté de discerner l’articulation des différents niveaux d’enjeux afin de permettre d’établir les visées rattachées à cette notion ainsi que ce à quoi elle s’oppose.

Seront notamment abordés dans ce tissage les questions de : l’intérieur dedans/l’extérieur dehors ; la question de la subjectivité et de la société ; du phénomène de clôture psychique et sociale/la perlaboration de la sublimation ainsi que la question de l’organisation face à la visée de vérité.

Conjointement à cette présentation il sera proposé un exercice issu de la pratique théâtrale dont il est attendu qu’il permette d’expérimenter une autre façon d’être présent (où tout ce que fait l’un augmente la présence de l’autre). Exercice pour créer collectivement un espace sonore et rythmique qui naît de l'écoute et de la réponse.

En résumé nous proposons le déroulement suivant :

3        présentation de l’exposé

4        exercice théâtral

5        questions, précisions, contradictions

6        l’assemblée se saisit librement de la parole suivant ce qui lui a été

7        inspiré par les temps précédents et construit par la participation de tous un objet de connaissance.

--------------------
« L'errance »
Mardi 18h

Ce thème est né de l'expérience et de la recherche quotidienne, qu'elles soient personnelles ou collectives. L'errance comme indétermination de l'être pensant et agissant. Le parcours, le cheminement, le projet / l'absence de projet, la destinée, la damnation, l’enfer, la marginalité ; l'errance de l'artiste, du penseur, des corps, la trajectoire. Toutes les disciplines ont à priori un mot à dire ou à penser à propos de l'errance.

Un appel à participation de la revue littéraire Equinoxe peut tout à fait servir à introduire le thème qui nous intéresse (information publiée le lundi 24 septembre 2007 par Bérenger Boulay, source : Revue Equinoxes) :

Errance. Errer. Quelles images ces termes évoquent-ils? Des chevaliers médiévaux en quête d'aventures, des tribus errantes, des nomades, des vagabonds en mouvement constant ? Ou peut-être évoquent-ils des flâneurs déambulant sans but parmi des rues familières ? Notre imaginaire les associe-t-il toujours à l'idée de ‘corps en mouvement' ?

À l'origine, le verbe errer signifie tout simplement aller, à l'image du chevalier errant. Cette connotation du verbe est toujours valable de nos jours. Pendant la Renaissance, il est associé à l'errata, c'est à dire à la liste des fautes survenues dans l'impression d'un ouvrage. Même si la double connotation de ce verbe n'est développée qu'au fil des siècles, on peut se demander si c'est justement à cette époque que le verbe errer prend une connotation éthique, celle de « se tromper », « avoir une fausse opinion », ou même « s'écarter, s'éloigner de la vérité ». Ce serait ce dernier sens qui imprègnerait la dialectique entre passion et raison qui sous tend le XVIIIe siècle, dans laquelle la passion est considérée comme étant un égarement de la raison.

Ceci nous amène aussi à considérer le rôle des conventions sociales, de la vérité et de l'éthique dans les manifestations de l'errance à travers divers contextes historiques. Quel est le lien entre le flâneur, cet errant urbain, et la modernité? L'errance en est-elle un symptôme ou un effet? Au XXe siècle, un type différent d'errance voit le jour en littérature: l'errance au coeur même du style d'écriture, qu'on pense aux longues phrases proustiennes ou à l'écriture automatique des surréalistes, par exemple.

Le monde actuel est aussi riche de thématiques reliées à l'errance: dans une époque “post-structuraliste”, “post-moderne”, “post-coloniale”, comment se conceptualise l'errance, que ce soit en littérature ou dans d'autres domaines artistiques? Comment, par exemple, la décolonisation a-t-elle influencé certaines visions et pratiques de l'errance?

Cet appel émane d’une revue et d’un spécialiste en littérature, pourtant, il enjoint une contribution au-delà de la stricte « littérature littéraire ».

Je voudrais mettre l’accent sur un aspect plus contemporain et vécu de l’errance, il ne s’agit pas d’animer un groupe de discussion ou de thérapie. Il s’agit de poser les bases de réflexions certes à partir d’expériences personnelles de l’errance. L’UFR Ø peut aussi être considérée comme une errance, une fuite… Notre démarche est donc une conséquence ayant des causes. De quels points de vue y a t il errance, qu’est ce que l’errance, une recherche sur l’errance est-elle nécessaire, pourquoi, ce thème est-il viable, à quels autres thèmes peut on l’articuler ?

D’autre part il faudra rassembler des éléments bibliographiques afin de se faire une idée du traitement du thème dans les diverses disciplines.

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« L'enfer »
Mercredi 15h

Ce n’est pas sans raisons qu’au dernier cercle de l’enfer, selon Dante, le diable est pris dans les glaces. Car l’enfer est le nom de ce lieu bien réel où la vie devient si dense qu’elle se cristallise, et qu’elle devient sans fin une vie orientée vers la mort :

 Si je ne mourus pas, j'étais resté sans vie ;

avec un peu d'esprit, considère toi-même

comment j'étais alors, sans vivre et sans mourir.

(Chant XXXIV).

 A l’opposé, pour tous ceux qui ne croient en aucun paradis, une existence orientée vers la vie n’est pas une éternelle béatitude, mais une succession d’intensités. Au malheur (la densité du monde) on ne peut donc résister que par une ascèse qui permet de cultiver ces intensités. En prenant garde, cependant, à ne rien vouloir conserver de tous les bonheurs garantis par les tyrans (sécurité, travail, marchandises, syndicats, famille, parti, gadgets et portables) : car ils sont les premières voies vers la densité du monde, le trou noir de la vie, le culte de l’indéfini mourir.

 En documentation du propos :

 Guy Debord, IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI, 1978.

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« Contre-stage »
Vendredi 15h

Organiser et expérimenter collectivement un projet de décapitalisation d'entreprise, sous la forme d'un « contre-stage ».

Ceci est une proposition de contre-attaque en réponse à la capitalisation universitaire, à l'asservissement total de l'université à l'organisation du capital que nous proposent les réformes libérales comme la loi LRU, qui décrète une professionnalisation capitaliste. L'université ne doit pas chercher à s'enfermer dans ses murs fragiles, en attendant que le capital l'assimile complètement, mais elle doit au contraire sortir d'elle-même et attaquer le capital directement sur son terrain, au coeur de la production, du marché, et du travail.

Ce projet, pouvant s'étaler sur tout un semestre, consisterait à regrouper plusieurs personnes de parcours différents pour mettre en place une étude pluridisciplinaire portant sur le fonctionnement d'une entreprise donnée, publique ou privée. Cette étude, menée conjointement par les étudiants et les employés de l'entreprise, servirait d'une part à poser un moment de problématisation des activités de l'entreprise en question, et d'autre part à y expérimenter des alternatives, donnant forme à un acte de décapitalisation.

Le module pourrait prendre la double forme de réunions-débats et d'enquêtes de terrain, dans le but de faire jouer la complémentarité entre l'action et la réflexion.

Par DEMS/MF - Publié dans : UFR 0
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