On se connaît ?

Campements

web page counter
visiteurs depuis le 04/09/2006

Département d'Anthropologie
Contact

Secrétariat
Michèle Fédou
Bât D - porte 127
2, rue de la Liberté
93526 Saint-Denis cedex 02
M° Saint-Denis-Université

Tél.: 01 49 40 72 70
michele.fedou@univ-paris8.fr
                           

Bât. D porte 127

Les horaires d'ouverture

La salle des profs : D 128

Le Lab'O : nos étudiants-chercheurs


lelabop8@yahoo.fr

Les survivants de L3

Images aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Texte Libre

Tous les éléments utiles sur le département d'Anthropologie de l'Université Paris 8 "Vincennes à Saint-Denis" : dernières informations, descriptifs de cours, emploi du temps, débats, orientations scientifiques et pédagogiques.

Il est recommandé de s'inscrire à la "Newsletter" (circulaire), pour être régulièrement tenu(e) au courant. (N'hésitez pas à écrire des commentaires, aidez-nous en signalant les  incohérences, les liens défectueux, etc.) On lira ce blog dans les meilleures conditions avec tout navigateur autre que Internet Explorer : par ex. Firefox.

Au tableau en ce moment :
Ce blog résiste à toute mise à jour ! Les maquettes d'enseignements pour 2009 ont été fusillées par les gens bien du CA. Stop. Seule la L3 survit. Stop. Et c'est un mouroir. Stop.
Accueil au secrétariat

Emploi du temps et permanence des enseignants
2nd semestre 2007/2008




Clip des premières impressions après la nième réforme


Clip radiophonique de la rentrée

Aide & conseils pour l'inscription, les équivalences

Nouvelles de la mobilisation à Paris 8

L3 - Table des enseignements de Licence d'anthropologie
Un changement d'avis, quand la raison en presse, N'est pas une action contraire à la sagesse, ROTROU, Antig. IV, 6.
L1, L2, L3 (demie-mineure externe)

Le tutorat

Textes d'automne 2007

J'en vois un(e) qui aurait bien une petite question, fatigue du bloguiste, fatigue 2.

Etudiant(e)s étranger(e)s
Soyez modérés : ne soyez pas maliens, noirs, pauvres et anthropologues

Mort de Jean Séguy, sociologue des religions

Quelques photos du mouvement

La Loi
Il y a actuellement  3  anthropo-b-logue(s)


Samedi 16 décembre 2006
Le "devoir de réserve" (du reste systématiquement bafoué sous son propre nom), ne nous semble pas autoriser la non-assistance à études en danger, fussent-elles "seulement" d'étudiants étrangers. Aussi cet article est-il signé Mendes Sargo, responsable de la Licence d'anthropologie, témoin.

Dans un cas vous êtes malien (oui, ça arrive), vous vous appelez Ibrahim (le nom est faux, mais la situation est vraie), vous revenez d'un stage à l'étranger (de loin, loin, par delà les mers) et vous vous apprêtez à compléter ce stage par un autre séjour (loin, loin, par-delà les mers). Vous avez payé un fortune en billets d'avion. Et pourquoi le faites-vous ? Parce que votre jeunesse vous donne l'appétit intellectuel et physique du monde (il n'y a pas que la jet-set). La base de vos voyages et vos désirs, c'est votre doctorat en anthropologie, dans lequel, normalement, vous prétendez vous réinscrire. (Les anthropologues sont ainsi faits que pour écrire, il leur faut souvent voyager.)

Dans un autre cas, vous êtes malien, (oui, ça arrive encore), vous vous appelez Aboubacar (faux-nom, et vraie situation), vous avez été enseignant et journaliste, mais journaliste avec la plume trop facile (enfin Monsieur, le Mali est démocratique, et si peu corrompu). Vous vous retrouvez en France, et comme vous avez une Maîtrise d'histoire-géo, vous vous inscrivez à l'Institut Maghreb-Europe, et vous avez un anthropologue en direction de mémoire.

Tout va bien. Sauf que, dans le premier cas, il vous manque de l'argent pour vous réinscrire, et vous demandez soit une exonération, soit un aménagement du paiement des droits d'inscription. Ah, j'oubliais : il n'y a pas d'aménagement (ça viendra bientôt avec "excellence prêt", grâce à B-A BA Paris-Baba, la solution pour payer ses droits d'inscription, TEG fixe et autres ristournes). Donc demande d'exonération : comme vous avez été plusieurs fois exonéré comme employé de la fac (oui, ils ont ce privilège, que je ne leur contesterai pas), Gatekeeper (faux-nom, vraie situation) vous dit faut pas exagérer. Oui, mais Madame, Mademoiselle, Monsieur Gatekeeper, c'est embêtant parce que si je n'arrive pas à me réinscrire, (1) je perds mon stage, et le billet d'avion correspondant (2) je perds mon titre de séjour. Gatekeeper répond (textuel, et pas seulement en substance) : je doute que vous soyez réinscrit avant vendredi 15 à 12 h (nous sommes le 13). A la vérité, nous savons que les inscriptions sont prolongées d'un ou deux jours parce quelque chose ne marchait pas le 15 ... la caisse (vrai nom, vraie situation)

Première jouissance de Gatekeeper : vaticiner sur la misère du monde. (Tous les points de jouissance qui suivent ont été vérifiés. Le bon, dans la jouissance, le point, c'est le côté non-nécessaire et par conséquent tellement jouissif.)

Dans le deuxième cas, lettre au Président de plusieurs profs (le dossier est bon) mais Aboubacar, débouté de l'OFPRA (la machine à refuser l'asile), est sans-papiers. Le président ne répond ni non ni oui, un autre esprit des lois (appelons-le Gatekeeper2) dit : le président a dit non. On n'a pas eu sérieusement de signature ou de lettre de refus. Du reste, ça fait plusieurs fois que le président dit non sur le même cas : non il y a deux semaines, non il ya une semaine, non il y a trois jours. On nous annoncerait triomphalement chaque soir qu'il dit non, et pour une raison plus éternelle que la précédente.

Deuxième jouissance : l'écho du non.

Aboubacar exagère, comme Ibrahim, mais dans un autre style. Celui-ci veut rançonner la fac, et celui-là arrive après le 4 octobre, date limite des dérogations. Il n'a pas fait le bon clic pour le savoir en temps utile sur http://www.univ-paris8.fr/faiteslebonclic, et au bon moment, surtout si vous n'êtes pas au courant, vous pourriez l'être, faut pas exagérer tout de même.

Troisième jouissance : dire, quand on est modéré, que le monde ne doit pas exagérer. C'est une façon d'exister.

Votre serviteur et d'autres personnes (dont des administratifs, eh oui : il y en a qui pensent que la fac est faite pour recevoir des étudiants même étrangers, même sans-papiers) insistent pour que ces deux dossiers soient tout de même considérés. On sait que pour le premier le président a effectivement dit non. Mais on voulait en appeler du président mal informé au président mieux informé. Ca fait même trois semaine qu'on a l'impression de faire la manche à droite et à gauche pour demander qu'on nous excuse d'avoir esquissé l'idée que peut-être ces gens-là pourraient exister, je sais bien que c'est beaucoup demander, allez quoi, un petit geste (pour moi 18 h de téléphone et 15 de mail, et j'ai une phobie du téléphone). Du reste dans le second cas, on savait que des étudiants sans-papiers inscriptibles au niveau DEA, étaient inscrits, même s'ils étaient rentrés en France dans un frigo chinois, ou un planeur lançé de Ceuta ou Melilla. GatekeeperX, dit au téléphone : pas du tout, grâce au LMD, le M2 est en deuxième cycle, et la disposition n'est plus valable (je me disais bien que cette réforme devait servir à quelque chose).

J'aurais tout entendu depuis deux mois. Exemple téléphonique : "je connais les équivalences de Mendes" (au fait, je veux bien que les sans-papiers m'appellent comme ça, mais pas les Gatekeepers). Trois petits points ..., le blanc azuré du sous-entendu. On lui répond, mais les équivalences de "Mendes" sont peut-être les plus rigoureuses de la fac. Et Gatekeeper dit : ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit.

Quatrième jouissance : dire sans dire, en demandant qu'on ne dise pas n'importe quoi sur ce qu'on a dit. Mais au fait qu'a-t-on dit ? Plus exactement : que n'a-t-on pas dit ?

Ibrahim, a repoussé son rendez-vous à la préfecture pour le renouvellement. Mais le rendez-vous est fixé en février ou en mars, je ne sais plus alors que le stage commence début janvier, que le billet d'avion est pour fin décembre.

On en parle à Gatekeeper2, pour qu'il demande à la préfecture d'avancer le rendez-vous. Réponse : mais c'est une Préfecture, pas un dentiste.

Cinquième jouissance : montrer de l'Etat (français dit-on maintenant, comme à l'époque de Vichy) n'est pas un arracheur de dents. Mais non, c'est un état humaniste, spécialiste de la "culture du résultat" (les transports aériens forcés, avec cassage de gueule).

Solution de tout l'exercice.

D'abord c'est une mauvaise idée d'être noir, malien, pauvre. Si en plus vous choisissez anthroplogie (un GatekeeperN, avait dit à un arabe, si tu n'avais pas choisi anthropologie, j'aurais arrangé ton cas - textuel, devant témoins), alors ça fait déjà quatre, alors que nous, puisqu'on est humanistes, ça passerait à trois. Mais un quatre qui s'appelle anthroplogie, ça ne peut que casser. Notez bien qu'on aurait pu négocier. Donc puisque vous n'aurez pas d'inscription vous n'aurez pas la carte de séjour, et puisque vous n'avez pas le séjour, vous n'aurez pas l'inscription. C'est pas net et sans frais, ça ?

D'ailleurs ça n'est pas du racisme, puisqu'on a inscrit des maliens modérés, eux. D'ailleurs, le devoir de mémoire nous donne tous les droits du présent, et en particulier, celui, somptueux, de REVENIR à la règle.  Est-ce à dire qu'il n'y avait pas la règle avant ? Et pourquoi vous y revenez ? Et tous en coeur de répondre : on n'a peut-être pas lu Montesquieu, mais c'est pas si grave parce qu'il avait tort. Il n'a pas vu l'indépendance du pouvoir administratif (l'éxécutif et le législatif, ne sont là que pour nous donner raison, même quand on a tort).

Mais c'est le facisme alors ? Mais non, mauvais esprit ! Le facisme suppose un mobilisation de masse, nous nous veillons sur des masses endormies. Nous sommes les VACHISTES ORDINAIRES. Même qu'on est sympa des fois.

Le résultats est le même, comme dit Rimbaud : "Nous massacrerons vos révoltes logiques"

Signé (encore une fois et pour être assuré Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs Gaterkeeper & Co & Son, de vous en prendre aux bonnes personnes) Mendes et Sargo.

Affaire de Tolbiac en cours

par DEMS publié dans : Etudiants étrangers (hors UE)
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 2 octobre 2006

Nous sommes en période d'incription, et les gatekeepers en tous genres vérifient les dossiers des étudiants étrangers. Nous mentionnions un problème très caractéristique de l'attitude des consulats vis-à-vis des candidats étrangers, tous supposés candidats à un truc monstrueux, terrible, calamiteux, dangereux : l'immigration en France.

Votre serviteur avoue ne pas avoir été à la page sur l'instauration d'un nouveau gadget, les Centres d'Etudes en France (CEF), un mécanisme de plus qui substitue l'autorité consulaire à l'évaluation pédagogique.

Mais il se rattrape bien vite, et sur des bases éprouvées : voici deux documents.

Le premier, issu d'un compte-rendu du CA du 30 juin 2006 écrit par la liste Paris 8 autrement (voir nos liens). Il s'agissait de refuser l'adhésion aux au CEF, ce qui fut fait. Sur cet excellent site, on trouvera un compte-rendu (non langue de bois) d'un débat au CEVU avec des représentant des CEF, qui donnent des réponses si sympathiques, si gentilles, si modérées, si consensuelles, sur ces organismes.

[On rappelle que les CEF sont institués par la loi CESEDA, loi récente sur les étrangers, insufflée par un ministre imparable, inévitable, puisqu'il représente, dit-il, l'opinion publique. A ce rythme, nous aurons bientôt une loi pour restituer la peine de mort ...]

Le second, issu d'une brochure inédite, rédigée pour la fondation de RESF (Réseau Education Sans Frontières), tente de décrire les bases du gadget, et en particulier donne une idée (partiale, méchante, dure, etc.) de cette organisation mercantile revendiquée qu'on appelle Edufrance. On croit se souvenir, hélas, que Paris 8 y a adhéré (il y avait une autre majorité au CA) parce que c'est si pratique, et qu'il ne faut pas se couper des possibilités, etc.

Toute la question est de savoir s'il faut ou non accepter les services de tous ces prestataires, a priori peu qualifiés comme enseignants,  qui n'arrêtent pas de vouloir du bien aux étudiants étrangers. Notre philosophie-réflexe sur ce sujet, nous l'avons toujours empruntée à Spinoza, quelque part dans l'Ethique : "Le sage décline autant que faire se peut les bienfaits des ignorants."

Derrière les ignorants, et les mercanti, il y a surtout la police. Et quand on mélange toutes les attributions publiques (la diplomatie, l'enseignement, le maintien de l'ordre), il arrive le plus souvent que les enseignants se tranforment en policiers (je peux jurer que je l'ai vu) et que les policiers se font pédagogues (c'est en préfecture qu'on évalue le sérieux des études des étrangers, on y reviendra, ça se voit tous les jours).

Et si toute ses attributions se mélangent, il arrive, nous dirait Montesquieu, que la police soit partout. Et pour paraphraser ce que crient beaucoup des gens : la justice (le savoir, la pensée) nulle part ...



_____(1)________

... Relations internationales ; la question des CEF

E. Rollwagen rappelle que le Ministère encourage fortement chaque étudiant en Master à passer au moins un semestre à l?étranger. Elle présente dans un premier temps la liste des Master en co-diplomation avec des universités étrangères (universités de Lublin, de Jakarta, de Moscou), l?existence d?un Master délocalisé à l?ENS d?Haïti, puis les accords de coopération classiques (avec Sao Paulo, Rio de Janeiro, Taipei, Taiwan, Tokyo). Ces Masters et ces accords de coopération ont été votés par le COMERCI. Ils sont approuvés à l?unanimité par le CA.
P.Bayard en profite pour signaler que dorénavant il y aura des comptes rendus des réunions du COMERCI (il en existe déjà un sur le site de P8 autrement en attendant qu?un premier CR « officiel » ne soit adopté par le COMERCI lui-même)

Dans un second temps, E. Rollwagen réaffirme son souhait que P8 adhère aux CEF. Cette adhésion faciliterait d?après elle grandement le travail des commissions pédagogiques et constituerait un barrage plus efficace que ceux qui existent déjà aux faux diplômes.
F. Castaing prend la parole pour indiquer que la question des CEF a été soulevée à la Conférence du Réseau universitaire d?Education sans frontières ; y a été évoqué le danger, pour les universités, de se laisser déposséder des compétences qui sont les leurs pour l'inscription des étudiants étrangers. Il conclut en plaidant pour que le débat soit posé dans l?ensemble des unversités.
P. Bayard intervient pour souligner la nécessité de s?opposer aux CEF de manière claire. Il expose de nouveau les principaux arguments qui devraient motiver notre refus d?y adhérer : les CEF constituent un volet de la loi sur « l?immigration choisie », loi inacceptable, et représentent un transfert de compétences aux dépens des universités. S'il s'avère que nous ne pouvons y échapper, alors il vaut mieux que ce soit malgré nous qu?avec notre accord. Il propose de mettre au vote un texte qui notifierait notre refus « sans agressivité excessive et en ouvrant la porte à une discussion ». Ce texte pourrait servir de déclencheur au ralliement d'autres universités et à la rediscussion du projet par le Ministère.
F. Crémoux appuie fortement la proposition de P. Bayard. Elle souligne qu?il est extrêmement difficile de savoir si les autres universités ont débattu des CEF. Ce débat n?a même pas eu lieu dans plusieurs universités adhérentes, où le Président a signé l'accord sans en informer les conseils. Elle fait valoir que, dans ces conditions, un refus net de Paris 8 pourrait effectivement mobiliser d?autres universités et lancer un débat qui peine à voir le jour.
La résolution proposée par P. Bayard pour P8 Autrement, soumise au vote, est acceptée à l'unanimité (18 voix pour) :

« Le Conseil d'administration de l'Université Paris 8 a pris connaissance du projet créant les Centres d'Etudes en France et en a étudié les implications.
Il exprime ses craintes que, sous sa forme actuelle, le système des CEF n'implique un transfert important, vers les autorités consulaires, des compétences propres aux universités et souhaite que la sélection scientifique des dossiers des étudiants demeure la prérogative des universitaires.
Il s'inquiète par ailleurs du risque que l?exclusivité accordée au CEF pour les procédures d?inscription des étudiants étrangers ne conduisent ces centres à se soumettre à des logiques gouvernementales différentes de la logique universitaire.
Il refuse donc l'adhésion aux CEF et souhaite que d?autres universités s?associent à Paris 8 pour obtenir des modifications sensibles de ce projet, afin de mieux garantir le respect de leurs compétences tout en améliorant et simplifiant les procédures d?inscription des étudiants étrangers. »


(Mireille Séguy,
Paris 8 autrement)

_____(2)________

Tout étudiant se proposant de passer un diplôme d'enseignement supérieur en France, ou y faire des recherches, doit normalement passer par une procédure dite d' « admission préalable », par laquelle il obtient un visa d'études (visa D) auprès des consulats de France de son pays d'origine, moyennant une reconnaissance sur place de ses diplômes et de son aptitude en français. Des démarches de pré-inscriptions ou tests de français ont souvent lieu en France, (avec un visa « concours »), mais l'étudiant doit retourner auprès du consulat pour les faire valider.

Il est tout à fait clair, et attesté par l?expérience, que les étudiants des pays en voie de développement sont largement défavorisés par cette procédure, qui n'a pas changé depuis une quinzaine d'années, et qui reste globalement la même quels qu'aient été les gouvernements en France. Ce schéma d'admission n'étant pas destiné à pouvoir fonctionner facilement, permet surtout à l'Etat d'ouvrir ou de fermer les vannes de l'admission au gré des politiques ou des opportunités locales[1].

Un organisme comme Edufrance, au rebours de l'ancienne Alliance française, (qui avait une certaine dignité), prétend vendre des études « comme l'on vend du Champagne » (sic). Il s'agit d'une officine, « labellisée » par le quai d?Orsay, mais propulsée par des réseaux d?influence variés, où l?on voit prospérer des chargés de mission souvent improvisés de la veille, aux attributions et qualités opaques, et dont l?activité est le plus souvent déterminée par une sorte de mimétisme libéral de la captation américaine des élites. Mais comme l?on est pas capable en France de faire du commerce sans que cela sente le fromage, Edufrance ne sert qu?à renforcer la mentalité purement épicière insufflée aux échanges académiques depuis 15 ans.

D'un autre côté, il est de notoriété publique que les consulats de France à l'étranger abritent, parmi le personnel consulaire envoyé de la métropole, ou recruté sur place, des officines de trafic qui prospèrent dans ces conditions. Les journaux locaux en font souvent état, et cela perce quelque fois dans la presse française. En pratique, il n'est pas rare, pour les candidats étudiants, que l'entrée même au consulat, et même le droit de faire la queue, soient payants.Nous en avons de multiples témoignanges. Il arrive que des écoles privées, ayant des infrastructures pédagogiques dérisoires et des programmes d'études inconsistants, mais fort dotées cependant en opportunités de sous-location de chambres en France, aient pour ainsi dire pignon sur guichet, avec des aides internes et externes (par exemple des municipalités en jumelage), et détiennent l'exclusivité de la réception des étudiants étrangers. Dans un pays d'Afrique occidentale, nous savons que ce « programme » a eu un temps la bénédiction consulaire, à l'exclusion de maints autres programmes avec des institutions publiques. Oui, il est arrivé, il arrive, que la France, sa représentation consulaire, couvre les gains odieux de fausses écoles. Voilà pour l' "image" sacro-sainte de notre beau pays.

(DEMS, Argumentaire et vademecum à l'usage des luttes et des démarches en faveur des étudiants étrangers sans-papiers. Inédit, août 2004.)



[1] Par exemple. Les conditions d'admission préalable en Algérie se sont durcies au fil des ans. Au Maroc, il est arrivé en 2001 qu'un accord d'implantation d'un réseau de téléphone mobile avec l'ex-post-Vivendi, a inclus la possibilité d'admettre préalablement 3000 étudiants supplémentaires.

par DEMS publié dans : Etudiants étrangers (hors UE)
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 29 septembre 2006
Nous ouvrons avec le document qui suit, la rubrique des étudiants étrangers : laquelle, par sa séparation même, et par ce qu'on va y lire le plus souvent, devrait être appelée

la rubrique de notre honte.

Oui, vous avez lu : la rubrique de notre honte.

Avec le titre, ce sera bien écrit trois fois. Le chant du coq (gaulois), etc.

[Comme d'habitude, l'auteur de ces lignes attend les sanctions si souvent promises : sachant qu'il n'a pas contrat avec un gouvernement mais avec ce qui s'appelle communément dans les journaux un Etat de/du droit]

Voici donc pour commencer l'année :

_____________________________

Date: Jeu 21 sep 2006  20:19:39 Europe/Paris
> À: michele.fedou@univ-paris8.fr
> Objet: Etat des lieux
>  Madame,

>        Je tiens à vous informer que ma demande de visa pour études a
> été rejetée par le Centre Culturel Français d'Alger en concertation
> avec le Consulat de France au motif que je ne me suis pas inscrit
> préalablement au Centre pour les Etudes en France. Il ne faut point
> comprendre que je suis négligeant. Mais je vous assure que j'ai fait
> de mon mieux pour préparer dans les meilleurs délais mon dossier.
> Cependant, il se trouve, qu'au moment où vous m'avez fait
> parvenir l'attestation de pré-inscription, j'étais en France où
> j'avais accompagné un groupe de jeunes algériens dans un chantier
> d'Emmaüs à Forbach. Et, à mon retour le 26.07.2006, il m'était
> impossible d'accomplir les formalités d'inscription au CEF vu que ce
> service était fermé du 28 juillet au 26 août 2006. En outre, comme il
> m'a été clairement indiqué que je devais impérativement envoyer ma
> demande de visa avant le 15 août, je me suis plié à cet impératif.

>      Compte tenu de cet état de fait, me serait-il possible d'obtenir
> auprès de votre UFR un sursis au-delà du 09 octobre 2006, date limite
> des inscriptions? Je vous adresse cette demande pour savoir si je dois
> ou non refaire ma demande de visa.

>      En vous remerciant d'ores et déjà pour tout ce que vous feriez
> pour moi, je vous prie de croire, Madame, en l'expression de ma
> reconnaissance anticipée.
>
>
par DEMS publié dans : Etudiants étrangers (hors UE)
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Diaspora

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
hebergeur de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus