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Département d'Anthropologie
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Notes pour servir à l'histoire du département

Jeudi 14 septembre 2006
* 390 av. J.-C., sac de Rome par les Gaulois de Brennus, épisode des oies du Capitole.
* 410, sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric Ier (trois jours de mise à sac).
* 455, sac de Rome par les Vandales de Genséric (quinze jours de mise à sac).
* 546, sac de Rome par les Ostrogoths de Totila, durant la guerre entre les Ostrogoths et les Byzantins.
* 1084, sac de Rome par les Normands de Robert Guiscard.
* 6 mai 1527, sac de Rome par les troupes de l'empereur Charles Quint
* avril-mai 2005, sac de Paris 8 par les Anthropoths, une tribu non répertoriée de Germains anciens, ayant manqué par ivresse le train de Vintimille et se croyant dans la Ville Sainte.
* mai 2005, assassinat par les mêmes de tous les petits chats de Saint-Denis.

source :
http://www.univ-paris8.fr/agenda/agenda2_html.php?id_event=158&GLO_mois=5&GLO_an=2005 
(avril-mai 2005)
Message du Président aux étudiants
Vous faites tous partie d’une communauté universitaire qui comprend 30 000 membres.
Sur ces 30 000 membres, une quarantaine, manipulés par deux enseignants provocateurs de longue date ont décidé de mettre cette université à sac.
C’est une responsabilité qu’ils devront assumer.
Pour tous les autres qui désirent étudier dans un climat serein et non violent, je voudrais dire que je ferai tout pour rétablir des conditions de fonctionnement satisfaisantes. Nous traversons un passage difficile mais avec la bonne volonté de chacun, il sera franchi et l’université pourra fonctionner en sauvegardant ce qui est sa mission : permettre, contrairement à ce que racontent les manipulateurs, d’étudier dans des formations de son choix, quelque soit la filière liée ou non à la professionnalisation et d’autre part de veiller bien sûr à ce que nos étudiants puissent trouver les portes de sortie qu’ils attendent.
Enfin, à l’heure même où nous négocions l’offre de formation entière de l’université avec l’Etat, il serait immensément dangereux et préjudiciable pour tous, de faire peser le risque d’un désastre sur l’ensemble de nos formations, à cause d’une poignée d’irresponsables.
P. Lunel, Président de l’Université Paris 8


Iconographie :

Par DEMS
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Mardi 26 septembre 2006
Parmi les multiples heures de gloire (ou d'abomination) dans l'histoire du département d'anthropologie de Paris 8, il y a celle, encore fraîche dans les mémoires, du sac des anthropoths (dont nous parlions dans notre essai de chronologie).

Par souci de neutralité axiologique, et pour observer le devoir-de-réserve de votre serviteur (impératif auquel, en général, les puissants de ce monde sacrifient  au moment précis où ils le sacrifient), nous citons une source indépendante sur l'enchaînement de ces événements si condamnables, qui ont amené notre Président de notre Communauté Universitaire menacée de fermer notre Université pour notre Bien.

Notre source (qu'on devra fréquemment citer) : http://opinions.lmd.p8.free.fr/Fermeture/index.html

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Fermeture de l'université


L'université Paris 8 a été fermée pendant plus de trois semaines, entre le 15 avril et le 9 mai 2005. Ce véritable lock-out, unique dans l'histoire de notre université, eut comme unique justification le rétablissement de l'ordre, troublé, selon les dires mêmes du président Pierre Lunel, par une quarantaine de personnes du département d'anthropologie. Les forces de l'ordre avaient pourtant procédé à l'évacuation de l'amphi occupé par ces personnes dès le 14 avril, et une partie d'entre elles étaient traduites en justice.

Trois éléments majeurs caractérisent cette gestion de la crise :
  1. La fermeture fut prolongée de jour en jour ; le président annonça, le 19 avril, qu'il avait pris la décision de fermer l'université du 15 avril au 18 avril. Dans un mail le 20 avril, il annonca que l'université fermerait jusqu'au 23 avril réouvrirait ses portes le 9 mai.
  2. Les Conseils Centraux ne furent pas consultés ; au contraire, le CA et le CEVU virent leur séance annulée pour cause de fermeture. Le président n'a accepté de recevoir aucune des délégations de personnels. En revanche, la direction lança une pétition pour demander le soutien de sa décision (pétition qui aujourd'hui a disparu du site de l'université). 
  3. Il est inquiétant de constater que la direction d'une université n'a comme unique moyen, pour résoudre un conflit avec une quarantaine de personnes, que la fermeture de l'université sine die.
Comme l'affaire des tranches horaires, cette affaire montre une gestion au coup par coup, un déficit dans la communication entre la direction et ses "sujets", la déliquescence de nos Conseils, et le développement d'un autoritarisme autosuffisant.

Mais à la différence de l'affaire des tranches horaires, la présidence a pu compter sur le soutien d'un certain nombre de personnels enseignants et IATOSS, écoeurés par le déroulement des crises précédentes du département d'anthropologie (qui ont à plusieurs reprises secoué l'ensemble de l'université), et qui ont espéré que pour une fois l'exécutif saurait y mettre un terme, fut-ce à ce prix.

Il est dans ce contexte d'autant plus intéressant que le 10 mai 2005, alors qu'une délégation des personnels mécontents de la fermeture était entendue par le Conseil d'Administration et le président, celui-ci, sans qu'on lui en ait fait la demande, annonça solennellement qu'il ne fermerait plus l'université et ne ferait plus jamais appel aux forces de l'ordre, dans quelque situation que ce soit, pendant toute la durée restante de son mandat.

* * *

Quelques faits

Des étudiants et des enseignants du département d'anthropologie occupent un amphi depuis trois semaines, en protestation contre le traitement fait par l'université de leurs demandes de diplômes. Cette crise externe s'accompagne également d'une crise interne au département d'anthropologie.

Le jeudi 14 avril 2005 le président fait évacuer par la police l'amphi en question. Selon ses dires, l'amphi est aussitôt réoccuper.

Le vendredi 15 avril les usagers de l'université découvrent que celle-ci est fermée. Pour combien de temps ? Mystère.


17 avril. Quelques collègues explicitent publiquement par mail leur soutien en cette affaire à la direction.

Le lundi 18 avril de nombreux personnels se retrouvent en AG spontanée devant l'université. Aucun incident notable n'intervient. Les forces de l'ordre stationnent devant l'université. Les personnels demandent qu'une délégation soit reçue par le président ; celui-ci fait répondre qu'il est occupé. Aucun des responsables officiels présents n'accepte de nous dire quoi que ce soit sur la durée de la fermeture. A la fin de la journée le bruit court que l'université restera fermée jusqu'à la fin de la semaine. Une AG des personnels est décidée pour le 20 avril à la Bourse du Travail de Saint-Denis. Le SNESUP Paris 8 émet une motion de protestation le soir même réclamant la réouverture et demandant à ce qu'une délégation d'enseignants soit reçue par le président.

Cette semaine-là le site de l'université et le courrier électronique deviennent notre principale source d'informations.

19 avril. Journée prolifique. Le président publie un communiqué annonçant qu'il a dû, avec un infini regret, prendre la décision de fermer l'université du 15 au 18 avril et qu'il espère que la fermeture sera brève, un communiqué pour indiquer qu'il a toujours défendu l'anthropologie. Apparaît sur le site de l'université une motion de soutien à la direction et un appel à signer cette motion (disparue aujourd'hui). Dans la nuit le président publie, toujours avec un infini regretun communiqué annonçant la fermeture jusqu'au 23 avril, puis un texte expliquant que 30.000 personnes étaient empêchées de travailler par une quarantaine de personnes.

20 avril. Le président publie par mail et sur le site un communiqué dans lequel il annonce, que, à son corps défendant,  l'université restera fermée jusqu'au 9 mai. Il tente de faire accroire qu'il s'agit d'une fermeture d'une semaine, alors que l'université, et en particulier la bibliothèque, reste normalement ouverte à cette période pour les IATOSS et pour permettre aux étudiants de préparer les examens ; et, en cette période de LMD, pour permettre aux enseignants de travailler sur les navettes du ministère.

Le même jour l'AG des personnels réunie à la Bourse du Travail de Saint-Denis vote une motion condamnant l'appel aux forces de police, demandant la réouverture de l'université et la réception de toute urgence d'une délégation des personnels. Cette motion sera présentée en conférence de presse le 22 avril.

Les séances du Conseil d'Administration et du Conseils des Etudes et de la Vie Universitaire sont annulées. Les Commissions de Spécialistes, chargées du recrutement des enseignants, se réunissent comme elles peuvent, sans appui IATOSS.

Le jour de la réouverture de l'université, le 9 mai 2005, une AG des personnels désigne une délégation au Conseil d'Administration pour débattre des conséquences de la fermeture sur les étudiants, les personnels vacataires, des poursuites judiciaires lancées contre des enseignants, et de la pertinence des moyens adoptés pour résoudre la crise. Cette délégation sera reçue le 10 mai 2005 par le Conseil d'Administration et le président. Seul le président répondra à nos questions, le CA restant muet pendant toute la durée de notre présence, sauf pour protester "ce sont nos affaires" quand la délégation mentionnera que le CA n'a pas été consulté pour la fermeture. Le président s'engage de lui-même à ne plus jamais ni fermer l'université ni même faire appel à la police "dans quelque situation que ce soit" pendant tout le reste de son mandat (on ne lui en demandait pas tant).


Table des matières : les textes par ordre chronologique
Par DEMS
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Vendredi 17 novembre 2006
Est-ce parce qu'il a capté comme nous, (nous nous sommes pincé à l'écoute de cette nouvelle), que le pape remettait des indulgences en circulation ? Ou bien est-ce sa manière de manifester comme d'autres sa bonne-mauvaise humeur pour une année gagnée-perdue à demander aux grands de ce monde la permission d'exister ? Ou est-ce tout simplement parce que le désir ne demande rien, et surtout aucune permission ? Qu'il est existence en acte ?

Bah, qui ne connaît Mister Buuh, déjà primé ici-même par l'incroyable acuité (devrais-je dire la férocité ?) de ses commentaires ? Il nous livre des photos qu'il a su prendre avec la précision d'un Cranach, et la force du Caravage. Si, si : il y a une force là qui vient d'une histoire de l'art dominée par le christianisme. Cette jeune fille, accablée par la présence d'un mercenaire au service de la gestion des flux, c'est une nouvelle Thérèse ... On croirait qu'elle tient sa mâchoire après avoir découvert que les gens biens peuvent avoir le style contondant.

Mister Buuh doit connaître le secret de l'Eglise, à savoir que le purgatoire n'existe pas. Visiblement, la jeune fille trouve insupportable d'être dans une région cosmologique que seule l'Université Paris 8 voulait croire existante. Avec tout le commerce afférent des gardiens armés des paradis. Les chérubins du LMD.  Et les enfants connaîtront la persécution, ils erreront parmi les nations sans trouver le repos,  Lamentationes Hieremiae Prophetae. Bon, nous arrêtons là ces bavardes considérations d'histoire des religions, et pour une fois sacrifions aux images.

Les agents de securité gardant les portes du paradis c'est à dire un Conseil d'administration ou l'on doit parler de ce qui adviendra de l'anthropologie a Paris8, 2005*

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*Copyright Mister BUUH Lmtd. Légende et photo.
Par DEMS
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Samedi 18 novembre 2006


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*Copyright Mister BUUH Lmtd. Légende et photo.
Par DEMS/MF
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Dimanche 26 novembre 2006
Mister Buuh récidive avec deux dormeurs, dont nous donnons un premier aujourd'hui.

Les anthropoths, en occupant l'amphi A 2 et la salle des thèses, étaient des nuits entières privés de sommeil par des farces de vigiles, comme par exemple, la sirène pendant plusieurs heures.

D'une méchanceté insigne à l'état de veille, ils redevenaient neutres et fréquentables en rêvant.

On admirera l'abstinence d'un représentant de la tribu, pourtant autorisé à fumer.

Il y a tout dans une photo de Mister Buuh. Tout.


je ne suis pas un clochard non fumeur, ou un matin suivant une nuit de sirènes pas loin de l'amphi occupé, 2005*

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© Mister Buuh, photo et légende

Par DEMS/MF
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Lundi 27 novembre 2006
Printemps 2005, amphi A2.

Ce dormeur du val survivra à son sommeil.


"Le dormeur du val heureux"
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© Mister Buuh, photo et légende
Par DEMS/MF
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Samedi 2 décembre 2006
C'était au CEVU en 2005. Le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire; l'instance la plus rapprochée des études et des étudiants, la plus puissante par ses objets, la moins puissante par ses attributions.

On se demande si ce ne sont pas les mêmes anthropoths qui ont rançonné le Nice-Marseille pendants les fêtes 2005 - 2006. Et le sac posé au centre, avec une atroce ironie, combien contenait-il des dépouilles de petits chats écorchés ?


on a compris comment être gentiment reçus dans une assemblée, en entrant en force, cevu mars 2005

Copyright : Mister Buuh, légende et photo.
Par DEMS
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